Animaux en Danger, Le 22 Octobre à 18 h 00
Au cours de la guerre du Vietnam, les américains ont détruit 2 millions d’hectares de forêts avec les bombes, le napalm et les herbicides. De la forêt tropicale qui couvrait les 2/3 du territoire il ne reste aujourd’hui qu’1/10. La fin de la guerre n’a d’ailleurs pas stoppé le terrible processus de dévastation du milieu naturel. A cause du déboisement et du braconnage, la liste des espèces menacées de disparition ne fait que s’allonger.
10 % des espèces d’animaux d’oiseaux et de poissons spécifiques du monde se trouvent au Vietnam, ainsi que 40 % des espèces végétales. Economiquement, l’exploitation de ces ressources de biodiversité rapporte chaque année environ 2 millions de dollars. Néanmoins on constate cette triste réalité : les étendues forestières se rétrécissent comme une peau de chagrin, l’exploitation massive des produits marins et l’introduction de nouvelles variétés végétale conduisent au déséquilibre de l’écosystème et menacent directement 28% des espèces animales.
A Cuc phong, plus vieille réserve du Vietnam on soigne actuellement 14 espèces de singes menacées dont une variété que l’on croyait complètement disparue.
Un premier groupe de sujets est conditionné dans le Parc afin de les relâcher ensuite en forêt. Mais le braconnage les menace.
Le gouvernement vietnamien a décidé il y a 5 ans de protéger la biodiversité qui fait la richesse du pays. Un plan d’action de 1995 a permis l’édition du livre rouge du Vietnam qui répertorie 300 espèces animales en voie d’extinction.:
L’exploitation excessive des forêts ; La chasse inconsidérée des animaux sauvages, Le défrichage des terres agricoles font parties des nombreuses causes de ces disparitions.
Face a ces fléaux, le plan d’action pour la conservation de la biodiversité au Vietnam a défini plusieurs tâches prioritaires.
La première consiste à délimiter et gérer des réserves nationales comme celles de Cuc Phong. La deuxième vise à édifier les zoos de Hanoi et Ho-Chi-Minh ville en centre d’éducation sur l’environnement et en faire de vrais refuges pour animaux en danger.
Enfin, pour reconstituer l’habitat naturel d’espèces comme le Langur, le plan d’actions prévoit la plantation de forêts de protection qui pourraient abriter de nouveaux spécimens.
Par ailleurs, il semblerait que les autorités soient conscientes de la menace qui pèse sur la faune et sur la flore du Vietnam.
L’association Talis propose actuellement une pétition mondiale pour l’interdiction du commerce de la fourrure.
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Le dernier voyage des Saumons sauvages |
Le Pingouin de Nouvelle-Zélande
Drôle et mystérieux, le pingouin a toujours suscité beaucoup d'interrogation dans l'esprit de l'homme.
Le Pingouin du Fiordland, appelé aussi "Gorfou". est l’une des espèces les plus menacées de la Nouvelle Zélande. Il est la proie de nombreux prédateurs que l'homme a importé. Dégradation de l'habitat naturel et pêche intensive sont autant de facteurs qui ont réduit sa population. Il reste environ 6000 Gorfous aujourd'hui en Nouvelle Zélande.
Ce pingouin se nourrit de poisson, calamars et crustacés. Lorsqu’il plonge pour chercher sa nourriture, ses ailes qui ressemblent à des nageoires lui servent à voler dans les profondeurs.
Ce Pingouin de la famille des Alcidés est malheureusement devenu de plus en plus vulnérable.
Il y a des années, les colons ont introduit des spécimens qui ont mis la vie de l’oiseau en danger. Parmi ceux-ci, le furet qui fut importé sur l’île en 1880 pour enrayer la prolifération des lapins...Malheureusement, ce mustélidé varie son alimentation et s'attaque aux Pingouins. En une seule nuit, un furet peut tuer jusqu’à 12 pingouins et il est difficile de mettre fin à ce carnage puisque les 2 espèces vivent ensembles dans des zones difficiles d’accès.
Pour le reste, beaucoup d’initiatives sont aujourd'hui en cours pour protéger les pingouins. En Nouvelle Zélande, cette espèce est au centre des préoccupations d'un groupe d’écologistes volontaires. Chaque jour, ils protègent ou reboisent des espaces détruits par l'homme.
L'homme dans sa course au développement économique, se rend responsable de beaucoup de dégâts envers la faune et la flore: Récemment en Afrique du Sud, on a du procéder a l’évacuation de 56 000 manchots menaces par une marée noire.
L'Oryx, un conte a l'oriental
De la famille des bovidés, cette grosse antilope aujourd’hui quasi miraculée a la robe blanche et aux longues cornes a longtemps intrigué et nourri des mythes comme celui de la licorne.
Traditionnellement l'Oryx d'Arabie Saoudite était pour les Bédouins un symbole de force,
d'endurance et de bravoure: le tuer était un vrai défi pour les chasseurs. Vivant au beau milieu du pays de l'or noir, l'Oryx comme d'autres espèces de la région a fait les frais de l'industrialisation et de la modernisation. L'extraction du pétrole a en effet attire de
nombreuses compagnies industrielles qui occupaient leurs employés avec de cruelles parties de chasse. Autruches, gazelles guépards et Oryx disparaissent alors a vitesse grand V. En 1962 une organisation alors toute jeune, le WWF, collabore à une opération de sauvetage baptisée Oryx.
La captivité qui a permis a cette race de ne pas s’éteindre. Il a fallu dans un premier
temps capturer 2 mâles et 1 femelle pour les envoyer au zoo de Phoenix en Arizona. Rapidement ces 3 spécimens ont été rejoints par une autre femelle du zoo de Londres, et
5 autres Oryx en provenance du Koweït et d'Arabie Saoudite. Nous sommes en 1962 et ces 9 Oryx vont engendrer le troupeau mondial et permettre la survie de l’espèce. Ce nouveau cheptel est ensuite géré globalement pour planifier les croisements et réduire ainsi les risques de consanguinité.
Aujourd'hui, plus de 2000 descendants vivent en captivité dans 1 trentaine de parcs zoologiques. Il y a 20 ans, lorsque cette population s'est stabilisée, on a procédé a la réintroduction de l'Oryx dans son milieu d'origine. Aujourd'hui plus de 200 Oryx vivent librement sur le plateau de Jiddat-al-Harrasis.
La multiplication de l'Oryx semble encourager une nouvelle forme de braconnage. L'Oryx est a nouveau chassé clandestinement et revendu illégalement a des zoos complices de ce trafic. Mais les autorités se battent et le braconnage est
sévèrement puni.
Autre raison d’espérer : la création de programmes ambitieux de sauvegarde et de restauration de la faune et la flore par le gouvernement saoudien.
Le musée canadien de la nature vous permet par ce biais de vous familiariser avec différents projets scientifiques destines a la protection des espèces menacées, comme notre ami l'Oryx.
La Grue du Japon
Cousin éloigné du héron de nos campagnes, la grue du Japon est une des
espèces les plus menacées de la planète.
De la famille des "Gruidae", cet oiseau majestueux de l’île d'Hokkaido a failli totalement disparaître au début de notre siècle.
La grue du Japon, symbole de paix, de bonheur et de fidélité était longtemps un met très prisé de l'aristocratie. Lorsque les privilèges de cette classe sociale sont tombés, elle fut chassée à tout va: En 1929, seuls 20 spécimens vivaient encore à Hokkaido.
Ce très grand oiseau se distingue par ses danses nuptiales et sa voix puissante qui lui permettent de marquer son territoire. Pour se reproduire, un couple de grues a besoin d'un minimum de 2 km2. Au Japon, le développement économique accélère la destruction de l'habitat naturel. Malheureusement, les parcs qui sont là pour protéger les animaux connaissent une urbanisation qui va de paire avec l'augmentation de leur fréquentation touristique. La grue du Japon comme tant d'autres espèces animales se trouve donc directement menacée par l’homme.
Actuellement plusieurs programmes de préservation de l’espèce sont en cours. Il faut compter plusieurs millions de francs pour de telles opérations, mais les bénéfices qu'elles peuvent générer se chiffrent en centaines de millions de francs. Plus les populations sont sensibilisées plus elles sont prêtes à se mobiliser. Chacun peut à sa manière faire un geste pour la sauvegarde de la grue et de son habitat naturel : le recyclage et l’élimination des produits toxiques et pesticides sont par exemple des actes essentiels.
L'exportation de spécimens en captivité représente au moins l'assurance que la grue du Japon continue à vivre, ici ou ailleurs: En 1992 le zoo de Kobe a offert au parc de Woodland (USA) un couple de grues du Japon. Ces 2 spécimens (pouvant vivre jusqu’à 25 ans en captivité) seront peut-être à l'origine d'une nouvelle génération.
Animaux en danger, 5 Novembre 2000 à 18 h 45